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Les hôpitaux membres de la FHV attachent leur ceinture de sécurité

Diverses études internationales montrent qu’un patient hospitalisé sur dix, en moyenne, subit un événement indésirable causé par le système de soin. C'est-à-dire que ce système nuit à sa santé plutôt que de l’améliorer. Une telle étude n’a pas été faite en Suisse, cependant il y a tout lieu de penser qu’elle ne fait pas exception. C’est pour cela que la FHV a mis sur pied un programme de gestion des risques cliniques.

L’Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP)[1] définit la sécurité des patients comme « la réduction et l’atténuation des effets d’actes dangereux posés dans le système de santé, sans égard à la maladie du patient, ainsi que l’utilisation de pratiques exemplaires éprouvées qui améliorent la sécurité des patients. » Il s’agit donc de mettre en œuvre toutes les mesures possibles pour diminuer les risques que les patients peuvent encourir au sein d’un hôpital.

Aujourd’hui, lors d’erreurs commises l’habitude est de chercher le coupable. Cependant, dans la mise sur pied d’une culture de la sécurité des patients, l’optique est l’apprentissage, un climat non-punitif où « chacun se sent appelé à exprimer spontanément tout danger qu’il perçoit [2]».

L’individu est faillible, mais s’il est soutenu par une formation, des méthodes et une culture adéquate, il est également vecteur de sécurité pour les patients.

La FHV a mis sur place un programme de gestion des risques cliniques, qui a débuté en 2008.

A ce jour, divers projets ont déjà commencé. Au sein des blocs opératoires, une check-list chirurgicale est actuellement testée. Il s’agit de réaliser une série de contrôles systématiques, avant et après l’intervention, en lien avec la sécurité des patients.

Une formation novatrice en Suisse romande a aussi été menée. Fin 2010 les premiers « coordinateurs sécurité patient » ont mené à terme le programme créé par la FHV et mis en œuvre conjointement par les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV). Vu le succès de cette première session, une seconde devrait débuter en 2012.

Enfin, le projet « réduction des événements indésirables liés aux médicaments » a pris son envol à la fin du mois de septembre 2010. Aujourd’hui plusieurs actions concrètes ont été mises en route, la plus importante étant la mise en service d’imprimantes à bracelet d’identification des patients.

De plus, d’autres projets sont en voie de mise en pratique. Les hôpitaux membres de la FHV ont donc choisi une attitude proactive dans un domaine dont l’importance est de plus en plus manifeste et reconnue.

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[1] URL : http://www.patientsafetyinstitute.ca
[2]Sécurité des patients, revue de littérature, Fédération des hôpitaux vaudois, Hôpital neuchâtelois, 31 octobre, 2007, p.2